Ce que prévoit l'article 24
Considérant les contraintes particulières des métiers de boulanger et de pâtissier, la convention accorde aux ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris une indemnité journalière pour frais professionnels égale à une fois et demie le minimum garanti, tel qu'il est fixé au 1er janvier de chaque année.
Le minimum garanti valant 4,25 € au 1er janvier 2026, l'indemnité s'élève à 6,38 € par jour de travail effectif, pour toute l'année 2026.
Un exemple chiffré
Un ouvrier non nourri qui travaille vingt-deux jours dans le mois perçoit 22 × 6,38 €, soit 140,36 € d'indemnité. Les jours de congés, d'arrêt maladie ou de repos n'ouvrent pas droit à l'indemnité : seuls comptent les jours de présence au fournil.
Un remboursement de frais exonéré
L'indemnité est un remboursement de frais, pas un élément de salaire. Tant qu'elle ne dépasse pas le forfait URSSAF de restauration sur le lieu de travail, elle est exonérée de cotisations et d'impôt. Elle s'ajoute au net à payer, sans passer par le brut.
L'ouvrier nourri
Lorsque la boulangerie fournit le repas, l'ouvrier ne perçoit pas l'indemnité. Le repas fourni constitue en revanche un avantage en nature, évalué au forfait URSSAF de l'année, qui s'ajoute au brut et entre dans l'assiette des cotisations. Le calculateur compare les deux situations.
Et les autres salariés ?
L'article 24 vise les ouvriers de fabrication. Pour le personnel de vente et de services, vous pouvez proposer des titres-restaurant ou une indemnité selon le barème des frais professionnels. Certains accords territoriaux prévoient en outre un avantage en pain pour le personnel.
Questions fréquentes
Combien vaut l'indemnité de repas en 2026 ?
6,38 € par jour de travail effectif : 1,5 fois le minimum garanti de 4,25 € fixé au 1er janvier 2026.
Le montant change-t-il si le minimum garanti augmente en cours d'année ?
Non. La convention retient le minimum garanti fixé au 1er janvier : le montant reste le même toute l'année.
Une vendeuse a-t-elle droit à cette indemnité ?
Non. L'article 24 vise les ouvriers boulangers et pâtissiers non nourris.
L'indemnité est-elle soumise à cotisations ?
Non, elle reste sous le forfait URSSAF de restauration sur le lieu de travail.
Est-elle due pendant les congés payés ?
Non, seulement pour les jours de travail effectif.