Classification et rémunération
Comment se lit la grille
Cinq niveaux de I à V, trois échelons dans chacun : quinze positions, et un salaire minimum pour chaque. Les niveaux I à III regroupent les employés, le niveau IV les agents de maîtrise, le niveau V les cadres.
La convention ne nomme pas les emplois échelon par échelon, mais elle donne des repères par niveau. Le niveau III rassemble le chef de rang, le sommelier, le barman, le chef de partie, le réceptionniste, le gouvernant. Le niveau IV, le chef de cuisine, le chef de réception, le maître d'hôtel. Raisonnez à ce grain : c'est celui que la convention documente réellement.
Sur quoi se fonde le classement
Quatre critères : la technicité du poste, la formation et les qualifications, le degré d'autonomie, et l'animation ou l'encadrement d'une équipe. C'est le travail réellement exercé qui compte, non l'intitulé porté au contrat.
Deux conséquences pratiques. Un salarié sous-classé peut réclamer le salaire du niveau qu'il occupe en fait, avec un rappel sur trois ans. Et un intitulé valorisant sans les responsabilités correspondantes ne crée pas d'obligation de payer davantage — mais il nourrit le malentendu, donc le litige.
Le piège des 39 heures
Voici l'erreur la plus répandue de la branche. La durée conventionnelle est de 39 heures par semaine. Beaucoup en déduisent que le minimum mensuel se calcule sur 169 heures. C'est faux.
Les minima sont publiés en taux horaire, et le salaire mensuel d'un temps plein se calcule sur 151,67 heures, comme dans toutes les branches. Les quatre heures comprises entre 35 et 39 sont des heures supplémentaires : elles se paient en plus du minimum mensuel, et majorées.
Un salarié à 39 heures doit donc percevoir son minimum mensuel plus quatre heures majorées par semaine. Confondre les deux revient à sous-payer de plusieurs centaines d'euros par an, et c'est exactement ce que relève un contrôle. Le calculateur taux horaire et mensuel fait la conversion.
Revalorisations et plancher du SMIC
La grille en vigueur résulte de l'avenant n° 36, applicable au 1 novembre 2026. C'est la date d'effet prévue par l'arrêté d'extension, et non celle de la signature, qui déclenche l'obligation de revaloriser.
Le premier échelon se cale exactement sur le SMIC. Quand le SMIC est revalorisé en cours d'année sans que la grille suive, c'est le SMIC qui s'applique : les montants affichés sur ce site tiennent déjà compte de ce plancher. Voyez la grille de salaires, le simulateur de bulletin et le calcul du net.