L'entretien se joue en net
Un cuisinier ou un serveur qui négocie raisonne en net : c'est ce qu'il touche et ce qu'il compare d'un établissement à l'autre. Vous raisonnez en brut, parce que c'est ce qui figure au contrat et se compare à la grille. Cette conversion fait le pont.
Comment on remonte
Le calcul inverse la mécanique des cotisations salariales, qui pèsent environ 22 % du brut. L'ordre de grandeur utile : divisez le net par 0,78 pour une première approche.
Le piège des repas dans une négociation
Attention à ce qui se cache derrière un net annoncé. Si le salarié est nourri, son net à payer est plus faible à brut égal, puisque le repas entre dans l'assiette des cotisations puis se déduit du net.
Autrement dit : promettre « 1 600 € net » à un salarié nourri suppose un brut plus élevé qu'à un salarié non nourri. Dites clairement ce que comprend l'offre — repas fournis ou non — sinon le malentendu apparaît au premier bulletin.
Confrontez à la grille, et aux 39 heures
Une fois le brut obtenu, vérifiez le minimum du niveau envisagé dans la grille. Et précisez l'horaire : à 39 heures, quatre heures supplémentaires hebdomadaires s'ajoutent au brut contractuel.
Questions fréquentes
Puis-je promettre un net au contrat ?
C'est déconseillé : le contrat mentionne un brut. Un engagement en net vous expose à absorber toute évolution des taux de cotisations.
Faut-il annoncer le net repas déduits ou non ?
Dites-le explicitement. Un net annoncé sans préciser si le salarié est nourri est la première source de malentendu à l'embauche dans ce secteur.
Les heures supplémentaires entrent-elles dans le brut du contrat ?
Non. Le contrat porte le brut de base ; les heures au-delà de 35 s'ajoutent ensuite, majorées.