Calculateur de la prime de fin d'année

La prime conventionnelle de la branche : 2 % de la rémunération brute annuelle, due à tous les salariés sans condition d'ancienneté — apprentis et saisonniers compris.

Mis à jour le · CCN 3254 · barèmes 2026

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Estimation indicative. Prime de fin d'année de la convention unifiée 3254. Ne se substitue pas à un logiciel de paie certifié ni à un expert-comptable.

Prime de fin d'année
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Un périmètre plus large qu'on ne le croit

C'est la prime emblématique de cette convention, et son champ est systématiquement sous-estimé. Elle est due à tous les salariés : contrats à durée indéterminée comme déterminée, temps plein comme temps partiel, apprentis et saisonniers compris — et sans condition d'ancienneté.

Deux restrictions circulent sans fondement. La première réserve la prime aux salariés présents au 31 décembre : rien ne le prévoit. La seconde exige un an de maison : pas davantage. Un renfort embauché le 1er décembre y a droit, au prorata de ce qu'il a perçu.

Sur quelle base, exactement

Sur la rémunération brute annuelle réellement versée, et non sur douze fois le salaire de base. La différence compte dans un métier où les fêtes génèrent beaucoup d'heures supplémentaires : celles-ci font partie de l'assiette, et elles augmentent donc la prime.

C'est pourquoi ce calculateur demande la rémunération annuelle plutôt que le salaire mensuel. Reprenez le cumul de vos bulletins, pas une estimation.

Ce n'est pas un treizième mois — et l'écart est de quatre fois

C'est la confusion la plus coûteuse de la branche. La prime conventionnelle vaut 2 % de la rémunération annuelle. Un treizième mois représenterait un douzième, soit environ 8,3 % — plus de quatre fois plus.

Promettre « un treizième mois » en croyant parler de la prime conventionnelle, c'est s'engager sur quatre fois le montant. Verser 2 % en l'appelant treizième mois, c'est créer une attente que le chiffre ne satisfait pas, et un litige probable. Appelez chaque chose par son nom : voyez la page treizième mois.

Rien n'interdit de verser davantage. Mais répété et généralisé, un versement supérieur devient un usage d'entreprise dont on ne se défait pas unilatéralement. Pour récompenser une bonne année sans engager l'avenir, la prime de partage de la valeur est l'outil approprié.

L'oubli caractéristique : le prorata dans le solde

Puisque la prime ne suppose ni ancienneté ni présence en fin d'année, un salarié qui part en juin a droit à sa part sur la rémunération perçue de janvier à juin.

C'est l'oubli le plus fréquent du secteur, et le plus facile à établir pour un salarié qui réclame : il suffit de reprendre ses bulletins. Intégrez-le systématiquement au solde de tout compte.

Là où la prime se répercute

Elle est du salaire, avec toutes les conséquences. Elle entre dans le salaire de référence de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de retraite. Elle fait partie de la rémunération retenue pour l'indemnité de congés payés au dixième, et de l'assiette de l'indemnité de fin de CDD.

Elle réduit légèrement la réduction générale de cotisations, et peut faire franchir le plafond de Sécurité sociale le mois de son versement.

Questions fréquentes

Qui a droit à la prime de fin d'année ?

Tous les salariés : contrats à durée indéterminée comme déterminée, temps plein comme temps partiel, apprentis et saisonniers compris, et sans condition d'ancienneté.

Est-ce un treizième mois ?

Non. Elle représente 2 % de la rémunération brute annuelle, un treizième mois environ 8,3 % — plus de quatre fois l'écart. Confondre les deux revient à s'engager sur quatre fois le montant.

Est-elle due à un salarié parti en cours d'année ?

Oui, au prorata de la rémunération versée. Comme elle ne suppose aucune condition de présence en fin d'année, son prorata entre dans le solde de tout compte. C'est l'oubli le plus fréquent de la branche.

Un apprenti y a-t-il droit ?

Oui, explicitement, et sans condition d'ancienneté. Un apprenti arrivé en septembre y a droit au prorata de sa présence.

Sur quelle base se calcule-t-elle ?

Sur la rémunération brute annuelle réellement versée, heures supplémentaires comprises. Pas sur douze fois le salaire de base.

Sources : Légifrance — CCN 3254 · Code du travail numérique